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samedi 16 janvier 2016

[BD] Réalités obliques de Clarke

La première impression qui m'est venue en recevant cette BD grâce à Masse critique de Babelio, c'est "quel bel objet !" : superbe couverture cartonnée, papier épais de qualité qui met en valeur les illustrations, design sobre et élégant. J'ai également tout de suite reconnu le trait caractéristique du dessinateur Clarke, auteur de Mélusine, une bande-dessinée qu'il m'est parfois arrivé de lire.

Ici, Clarke a choisi du noir et blanc pour illustrer avec talent une vingtaine de petites histoires en quatre fois quatre cases. Il n'y a donc pas d"histoire à proprement parler, les scènes qui s'enchaînent n'ayant pas de rapport entre elles. Mais, il y a bien un point commun qui les réunit dans cet ouvrage : c'est la réalité qui bascule étrangement dans le surnaturel ou l'absurde, une vision cauchemardesque et surréaliste à faire pâlir le lecteur.  

On y trouve pêle-mêle une femme qui ne vit qu'un jour sur deux, des ombres qui prennent vie, des enfants diaboliques, des hommes condamnés à revivre sans arrêt la même scène ou invisibles malgré eux... S'il est difficile de trouver une cohérence dans la construction de cette bande-dessinée, on enchaîne quand même à toute vitesse ces différentes histoires, qui font réfléchir notamment sur la solitude des êtres. Avec cet univers sombre, on est bien loin de la BD humoristique Mélusine, même si on retrouve le personnage éponyme dans une des petites histoires de Réalités obliques. Clarke nous montre ainsi sa capacité à sortir de son univers habituel, et c'est réussi !

Merci aux éditions Le Lombard et à Babelio pour cette découverte intéressante.


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lundi 23 novembre 2015

[BD] Adam Clarks de Lapone et Hautière

Adam Clarks est un chroniqueur vedette de la jet-set, séducteur et homme à femmes. Du moins, c'est ce qu'il prétend. Car derrière ses beaux atours, se cachent un gentleman cambrioleur de haut vol. Lors d'une soirée mondaine, il se sert de la belle Irina pour voler un énorme et unique rubis, le De Long Star. Son secret est découvert par le KGB qui a bien l'intention de se servir de ses nombreux talents pour une mission top secrète. C'est sans compter sur la CIA qui force Adam Clarks à travailler pour eux. Pris entre les deux organisations secrètes ennemies, Adam Clarks doit jouer finement pour ne pas mal finir...

C'est grâce à une opération Masse Critique de Babelio que j'ai pu découvrir cette bande-dessinée dont la couverture et le style de dessin m'a tout de suite sauté aux yeux. De très grand format (39 * 27 cm), elle met en scène un univers à la fois futuriste (étranges bâtiments et véhicules volants) et à l'ancienne avec une Guerre Froide entre États-Unis et URSS toujours d'actualité. Je lis très peu de bande-dessinée et ne suis donc pas spécialiste du genre. Je ne m’appesantirai donc pas sur le dessin et le style que j'ai trouvés plutôt pas mal, même si les couleurs essentiellement foncées (bleu, noir et rouge) diminuent parfois la lisibilité des vignettes. J'ai par contre bien aimé le souci du détail qui apparaît sur certaines grandes vignettes.

Côté histoire, on a affaire à une intrigue policière assez classique, mais qui a le mérite d'offrir quelques rebondissements intéressants. Elle est racontée par un mystérieux personnage qui s'adresse directement au lecteur pour présenter Adam Clarks et son aventure : un procédé original bien qu'il n'apporte finalement pas grand chose au récit. A mes yeux l'élément le plus plaisant de cette bande-dessinée est le héros : je me suis rapidement attachée à ce cambrioleur rusé et charismatique, qui n'est pas sans rappeler le célèbre Arsène Lupin. Dommage cependant qu'il ne s'agisse apparemment que d'un one-shot, le personnage mériterait d'avoir sa propre série. Merci à Babelio, Glénat et la SNCF pour m'avoir permise de découvrir une BD qui mérite le détour !

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jeudi 9 octobre 2014

Pilules bleues de Frederik Peeters

Pilules bleues est une bande-dessinée autobiographique racontant la relation de l'auteur avec Cati, séropositive et mère d'un petit garçon, lui aussi séropositif. La BD s'attache à décrire leur histoire d'amour touchante (les rencontres manquées depuis le lycée) et la façon dont le couple va apprendre à gérer la maladie et les multiples conséquences sur leur vie quotidienne. Elle évoque également le sentiment de paternité de l'auteur vis-à-vis du petit garçon et la difficulté de leur relation naissante. 

Racontée avec des dessins en noir et blanc, de façon très intime, on ne tombe pourtant jamais dans le pathos. Non, il y a de l'humour, de la tendresse et même de la poésie : les passages où l'auteur nous plonge dans son imaginaire sont très réussis. Bien sûr, derrière tout ça, il y a la peur de la maladie, de la contamination et de la mort, ainsi que la culpabilité de Cati, qui se sent responsable de la maladie de son fils, mais il  y a surtout beaucoup d'amour qui donne leur force aux personnages.

© Atrabile


On a donc un récit pas sombre du tout, qui nous donne à voir des passages tirés de leur quotidien, de leur vie intime. Ces passages qui ne se suivent pas donnent un aspect plutôt décousu sans être gênant, car la bande-dessinée est très bien construite et alterne les moments doux avec les moments plus durs.

© Atrabile


Je viens à peine de découvrir cette BD sortie en 2001 chez Atrabile et déjà récompensée. C'est un coup de cœur ! Elle a donné lieu à une adaptation sous la forme d'un téléfilm pas trop mal diffusé tout récemment sur Arte.

mercredi 4 juin 2014

[BD] Je suis une vraie fille de Marion Malabre et Lulu Inthesky


Je suis une vraie fille, c'est l'adaptation en bande-dessinée du blog de Marion Malabre, une styliste qui décline sa vie, ses amours, ses ex, ses galères, ses humeurs, ses copines... dans un Tumblr plein d'humour. C'est la talentueuse Lulu Inthesky qui se colle au dessin, et autant dire que l'association des deux fonctionne très bien dans le genre BD girly.

Le format de la BD est original car il reprend le principe du Tumblr : un titre, une illustration par page (ou sur deux pages) et une phrase qui l'explique et qui commence systématiquement par "Quand..." Par exemple :




Alors, qu'est-ce qu'une vraie fille ? C'est une fille qui peut parler "avec ironie des mauvaises rencontres, des galères sentimentales, des excès en tous genres, mais surtout les assumer". Oui on peut se reconnaître dans le portrait qu'offrent Marion et Lulu car on est toutes passées plus ou moins dans des moments semblables :  être célibataire pour la Saint Valentine, chanter sous la douche, vivre une histoire d'amour avec son lit, penser encore à son ex, se payer un abonnement dans une salle de sport sans jamais y aller... Et c'est avec beaucoup d'humour que les deux acolytes nous en font l'illustration.

Mon seul regret ? Que cette BD est courte, mais courte... En 15 minutes, c'est plié. Quel dommage ! On peut certes la relire, s'attarder sur les détails des dessins de Lulu Inthesky, mais bon, on finit vite par les connaître par cœur.  Le genre du tumblr réussit-il bien en BD ? Bof, je n'en suis pas convaincue.

Lu dans le cadre de Masse Critique. Merci aux éditions Jungle et à Babelio !


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mardi 12 juin 2012

[BD] Corée (la Corée vue par 12 auteurs)

Corée est un ouvrage collectif regroupant douze auteurs de BD. En 2006, Nicolas Finet, écrivain journaliste spécialiste de la bande-dessinée et de l'Asie, décide d'emmener avec lui six auteurs de BD français à la découverte de la Corée. En immersion totale, ces auteurs dessinent ensuite une courte fiction de leur choix pour rendre compte de leur ressenti. Six auteurs coréens sont également invités pour faire découvrir la bande-dessinée coréenne.

Coté français, Vanyda, Guillaume Bouzard, Hervé Tanquerelle, Catel, Igort et Mathieu Sapin. Côté coréen, Lee Hee-jae, Lee Doo-ho, Park Heung-yong, Chaemin, Choi Kyu-sok et Byun Ki-hyun. Autant le dire tout de suite : je ne connais aucun de ces auteurs qu'ils soient français ou coréens., mais je n'y connais pas grand chose en bande-dessinée en général... C'est donc pour mon plus grand plaisir une véritable découverte d'histoires courtes et uniques dans des styles très variés, comme par exemple le manhwa (manga coréen).

Certaines histoires m'ont marquée plus que d'autres. Côté coréen, je pense à L'arbre de Solgeo de Lee Doo-ho, qui arrive à faire passer de très fortes émotions avec très peu de dialogues et des dessins incroyablement beaux et aussi Le Pin de Lee Hee-jae qui évoque les rites funéraires et l'importance d'honorer les ancêtres. Les auteurs coréens abordent des thèmes plutôt sociaux, et par la-même, assez tristes : les SDF, la mort, la solitude...

L'arbre de Solgeo de Lee Doo-ho

Côté français, les BD offrent une place plus importante à l'humour. J'ai particulièrement aimé l'Opération Capitaine Zidane de Guillaume Bouzard et les Lettres de Corée d'Igort. Les thèmes abordés sont variés : découverte de la Corée par des français, la frontière entre Corée du Nord et du Corée du Sud, la coupe du monde de football qui a eu lieu en Corée et au Japon en 2002...

Un rat au pays du yong d'Hervé Tanquerelle

Au final, l'ouvrage est sympathique, mais sans plus. L'idée de départ est intéressante et honorable : faire découvrir la Corée par la bande-dessinée. Pour une fois, ce n'est pas le Japon ou la Chine ! Mais certaines de ces courtes bandes-dessinées m'ont laissée de marbre, notamment côté français. On apprend finalement peu de choses sur la Corée, c'est un peu dommage, mais le but de l'ouvrage n'était pas non plus de proposer un cours d'histoire.

Avec ce billet, je participe au challenge Dragon 2012 organisé par Catherine !

vendredi 20 avril 2012

Les années douces de Taniguchi et Kawakami - Tomes 1 et 2

Tsukiko, trentenaire, vit seule lorsqu'elle rencontre un de ses anciens professeurs, plus âgé, dans l'habituel troquet qu'elle fréquente après son travail. S'ensuit une suite de rencontres et rendez-vous plus ou moins voulus, entre Tsukiko et celui qu'elle appelle le Maître, qui vont donner naissance à une affection profonde et sincère.

Quel plaisir de retrouver Tsukiko et son Maître, cette fois-ci dans un manga en deux tomes ! L'adaptation est fidèle et les chapitres correspondent à ceux du roman, c'est-à-dire un chapitre par rencontre ou promenade avec le Maître (excepté les deux derniers qui sont adaptés d'une courte et très jolie histoire d'Hiromi Kawakami publiée séparément, mais avec les mêmes personnages). On retrouve les mêmes situations et certains dialogues, accompagnés cette fois-ci des attitudes physiques des personnages, notamment des réactions du visage que le mangaka a su rendre très réalistes. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le trait, fin et élégant, de Taniguchi qui illustre à merveille l'atmosphère que j'avais ressenti en lisant le roman : un sentiment épuré, simple, pudique, une douce et délicate mélancolie. J'ai beaucoup aimé voyagé dans le Japon d'Hiromi Kawakami, dessiné par Taniguchi, entre les repas dans les bars (toutes ces spécialités me donnent très envie) où le saké coule à flot et, les promenades à la fête des cerisiers ou en forêt pour la cueillette des champignons. Ce très beau manga m'a donné envie de replonger dans le roman !

Quelques images pour mieux se faire une idée :





Avec ce manga, je participe au challenge Dragon 2012 de Catherine !


vendredi 24 février 2012

Manabé Shima de Florent Chavouet

Manabé Shima est un recueil de croquis à la fois carnet de voyage et bande dessinée qui raconte le séjour qu'a fait Florent Chavouet sur cette petite île du Japon. Il y reste deux moi et  nous fait découvrir les paysages et les habitants de l'île ainsi que des petites scènes de vie quotidienne (parties de pêche, repas, fêtes traditionnelles...).

C'est le deuxième recueil de croquis de Florent Chavouet, qui, avec Tokyo Sanpo, s'attachait à décrire la Ville  (Tokyo). C'est pourquoi il a choisi pour son deuxième voyage au Japon d'aller découvrir un peu la "campagne" du Japon, soit une petite île peu touristique, dont la principale activité a été longtemps l'agriculture et maintenant la pêche.

Et c'est un vrai coup de cœur ! Les dessins sont superbes, drôles et émouvants à la fois. Les personnages, de vrais habitants de Manabé Shima, sont attachants et le trait de Florent Chavouet parvient très bien à rendre leurs expressions. Enfin, il y a beaucoup de couleurs dans cet ouvrage rendant le tout très vivant et joyeux ! On apprend, de façon ludique, pas mal de choses sur la vie à Manabé Shima. J'ai adoré les pages un peu fourre-tout dans lesquelles Florent Chavouet dessine, par exemple,  l'intérieur d'une maison, avec une vue plongeante, et parsème le tout de petits commentaires très drôles, à lire en tournant le livre dans tous les sens. C'est donc une lecture active comme je les aime, où l'on cherche tous les petits détails plus ou moins cachés et l'on en trouve toujours des nouveaux à la relecture. Dans ce recueil, on trouve aussi des batailles de chats ou de crabes, des repas alcoolisés avec les papys du coin, et également des moments plus poétiques comme avec les umibotaru (ou umihotaru), sorte de plancton-crabe phosphorescent qui donne à voir un spectacle merveilleux les soirs d'été.

Quelques images pour vous faire une idée de ce petit bijou : 




Et pour retrouver l'actualité de Florent Chavouet et encore des images, allez faire un tour sur son blog !

jeudi 8 décembre 2011

Cadavre exquis de Pénélope Bagieu

Parlons un peu BD pour changer ! Vous connaissez sûrement Pénélope Bagieu et son blog "Ma vie est tout à fait fascinante" (adapté en livre) dans lequel elle met en scène sa vie dans de petites scènes bourrées d'humour, ou peut-être ses BD Joséphine, suite de sketches en une page. En 2010, elle sort sa première longue histoire sur 128 pages de BD, Cadavre exquis, aux éditions Gallimard, collection Batou, et maintenant disponible en poche chez Folio.

Cadavre exquis raconte l'histoire de la jolie Zoé, pas vraiment heureuse dans sa vie : en plus de se coltiner un petit ami paresseux et méchant, elle est hôtesse d'accueil dans les salons et condamnée à jouer le rôle de potiche devant des hommes qui ne savent pas se tenir ! Quand elle rencontre Thomas Rocher, un écrivain enfermé dans son appartement, leurs vies à tous deux basculent...


Niveau dessin, on reconnait bien le style de Pénélope Bagieu : personnages très expressifs, couleurs vives et chatoyantes, décors soignés et remplis de détails. Alors, on aime ou on n'aime pas, et moi j'aime bien ! En plus, on remarque une véritable amélioration entre les tout premiers dessins de Ma vie est tout à fait fascinante et les dessins plus matures de Cadavre exquis.

© Penelope Bagieu - Gallimard

Niveau scénario, c'est là que le bât blesse. Les personnages, notamment la pétillante Zoé, sont attachants, l'histoire est bien lancée dès le début, mais rapidement, j'ai trouvé que certaines situations étaient mal amenées, voire incongrues. Il manque quelques détails et quelques développements par-ci, par-là, pour que j'accroche vraiment à l'histoire. La fin, un peu rapide à mon goût, m'a d'ailleurs un peu déçue.

Bref, je vous conseille cette BD si vous êtes fan des dessins de Pénélope Bagieu et si vous voulez découvrir sa première "longue histoire", prometteuse malgré tout.


mercredi 11 mai 2011

[BD] Autobriographie d'une fille GAGA de Diglee

La semaine dernière, j'évoquais mon envie de lire l'Autobiographie d'une fille GAGA par l'illustratrice Diglee et ça y est, quelqu'un me l'a offert et j'ai pu le lire avec plaisir ce week-end, entre farniente, films, lectures diverses, cuisine...

Maureen Wingrove, lyonnaise de 23 ans, est illustratrice dans la presse féminine, l'édition et la publicité. Elle tient un blog BD depuis plusieurs années et c'est en 2011 que sort cet album qui reprend des dessins publiés sur son blog, qu'elle a elle-même refaits pour l'occasion.

Maureen, alias Diglee, a une sœur, une B.B.F. (Best Friend Forever), un copain, des chats, des tas et des tas de chaussures, est fan de Lady Gaga et de séries TV, est à la recherche du M.P.F. (Mec Parfait Fictif), bref est une fille dans tous ses états. Elle évoque ses humeurs, des souvenirs d'enfance, des situations toutes plus drôles les unes que les autres dans lesquelles elle se retrouve. On assiste à un concert de Lady Gaga, une rencontre avec Margaux Motin, des chorégraphies délurées, des soirées entre filles, une déclinaison de tenues folles et excentriques...

On se reconnait volontiers dans ces histoires (oui pour moi aussi Larry d'Ally McBeal, c'est le M.P.F.) et la lecture est un vrai régal. L'album lui-même est beau - magnifique couverture cartonnée d'un orange pétant et papier de qualité - et fait honneur aux dessins de Maureen Wingrove. Seul reproche, l'album se lit très, très vite, j'en veux encore !

L'Autobiographie d'une fille GAGA de Diglee est publié aux éditions Marabout dans la collection Marabulles.

Son blog à lire absolument : http://diglee.com/

jeudi 5 mai 2011

[BD] Je veux lire...

Autobiographie d'une fille GAGA de Diglee : C'est par son blog BD que j'ai connu Diglee, de son vrai nom Maureen Wingrove. J'aime beaucoup son style girly, ses histoires drôles de fille toute simple, sa manière de raconter les situations dans lesquelles elle se retrouve. Elle regroupe enfin dans son livre certains billets parus sur son blog.
Sorti en janvier 2011 aux éditions Marabout

Son blog : http://diglee.com/
Les billets que j'ai particulièrement bien aimés : le top 3 de ses hontes sentimentales



Notes : le petit théâtre de la rue de Boulet : J'ai dévoré le tome 1 de ces Notes et attends avec impatience de pouvoir lire le tome 2. Boulet reprend les notes de son blog existant depuis 2004 dans une série de tomes publiés chez Delcourt et en ajoute également des inédites. Il y a déjà 5 tomes de ces Notes, j'ai du retard...
Sorti en janvier 2009 chez Delcourt

Son blog : http://www.bouletcorp.com/blog/
Un billet que j'ai particulièrement bien aimé (2004, tome 1) : ses déboires avec la SNCF

Les avez-vous déjà lus ? Connaissez-vous leurs blogs ?