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mercredi 22 avril 2015

La Fondation Louis Vuitton, Paris 16e

Aujourd'hui je vous propose un tour d'horizon de la Fondation Louis Vuitton que je suis allée visiter il y a quelques temps. C'est un tout nouveau bâtiment dédié à l'art contemporain, conçu par l'architecte Frank Gehry et inauguré en octobre dernier. La bâtiment a été construit au sein du  Jardin d'acclimatation, situé dans le bois de Boulogne.


J'ai découvert un bâtiment assez complexe, avec d'énormes structures de verres soutenues par des poutres en acier et en bois, comme posé sur un bassin d'eau, et qui évoquerait un "voilier aux voiles gonflées" (Wikipedia). Bon ce n'est pas forcément la première chose à laquelle j'ai pensé en apercevant le bâtiment dans sa totalité. Mais oui, quand même, je peux comprendre l'idée de voiles gonflées. J'ai beaucoup apprécié les matériaux utilisés : mélèze, béton blanc, pierre blanche de Bourgogne, verre et acier. Le tout donne une impression lumineuse au bâtiment qui s'intègre, à mon avis, parfaitement dans le Jardin d'acclimatation.


Quand on se promène au sein de la Fondation, on se perd un peu entre les différents niveaux et les terrasses arborées offrant de beaux points de vues sur le Jardin ou sur Paris. Tout en bas, on découvre un bassin et une fontaine qui donnent vraiment l'impression que le bâtiment est construit sur l'eau.



Côté collection, on est en plein dans l'art contemporain avec un accrochage photos, vidéos, sons, peintures, sculptures et supports variés et des artistes comme Alberto Giacometti, Nam June Paik, Mona Hatoum, Annette Messager, Tacita Dean... Bonne nouvelle : le visiteur n'est pas laissé à lui-même face à des œuvres parfois obscures, et c'est quelque chose que j'ai vraiment apprécié. En effet, des médiateurs historiens de l'art sont présents dans chaque salle et assurent des visites toutes les heures, ce qui nous permet de mieux comprendre certaines oeuvres. Un vrai bon point !


 




En ce moment, et jusqu'au 6 juillet 2015, on peut voir à la Fondation Louis Vuitton l'exposition "Les Clefs d'une passion" qui regroupe des œuvres majeures de l'art au 20e siècle. Les œuvres viennent de musées du monde entier : on peut y voir Matisse, Picasso, Kandisky, Mondrian, Giacometti, Munch et autres. Quel plaisir de voir en vrai ces tableaux souvent très connus du grand public : Le Cri de Munch, La danse de Matisse...

 





La Fondation Louis Vuitton est donc pour moi un lieu très réussi qui offre des collections pertinentes au sein d'un bâtiment à l'architecture grandiose et qui permet également une jolie balade dans le Jardin d'acclimatation. Comptez 14 euros pour un tarif normal, mais honnêtement, ça le vaut largement !

mardi 13 mai 2014

[Expo] Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou, Paris

Dix ans après la disparition d'Henri-Cartier Bresson, le Centre Pompidou rend hommage au photographe en lui consacrant une exposition retraçant l'ensemble de son œuvre, des années 1920 au seuil du 21e siècle. L'exposition est constituée selon un ordre chronologique et s'attache à mettre en évidence les différentes facettes d'Henri Cartier-Bresson dont l’œuvre est multiple.

En effet, l'exposition nous montre tour à tour un Cartier-Bresson surréaliste, anticolonialiste et proche des communistes, cinéaste, reporter et même dessinateur. C'est à partir de 1926 qu'il fréquente les surréalistes, sans jamais adhérer au mouvement et ses photos s'en ressentent par leur côté inattendu, surprenant. Il a ensuite beaucoup voyagé en Europe, aux États-Unis et au Mexique. Reporter après la guerre, il fonde l'agence Magnum Photos en 1947 et réalisera de nombreux photoreportages vendus au magazine Life, jusqu'au début des années 1970 où il arrêtera.

Henri Cartier-Bresson : Livourne, Italie, 1933
Henri Cartier-Bresson : Peu avant l'indépendance de l'Indonésie, 300 portraits de dirigeants néerlandais sont décrochés de la résidence de Jakarta, Indonésie, 1949

Pourquoi aller voir cette exposition ?

- Pour voir les nombreux visages de Cartier-Bresson et son évolution dans le temps, autant personnelle (son engagement, son activisme...) que technique (sa façon de photographier, son court passage à la couleur malgré lui...)

- Parce que Cartier-Bresson a photographié de nombreux grands événements du 20e siècle et ses photographies sont des témoignages importants et diffusés dans le monde entier : les premiers congés payés, le couronnement de George VI, la Libération de Paris, les funérailles de Gandhi, Cuba juste après la crise des missiles, L'Union Soviétique des années 50...

- Tout simplement parce que les photos de Cartier-Bresson sont belles et qu'on y retrouve tout l'art de composition du photographe : la capacité à prendre la photo à "l'instant décisif", à attendre que les personnages passent devant un fond choisi par le photographe et à prendre la photo au moment précis qui la rendra unique.

Henri Cartier-Bresson : Moscou, Union Soviétique, 1954

Henri Cartier-Bresson : Derrière la Gare Saint-Lazare, Paris, 1932

L'exposition est programmée au Centre Pompidou jusqu'au 9 juin 2014, dépêchez-vous !

Plus d'infos ici.


samedi 4 janvier 2014

Retour sur MP2013 : musées et expositions

2013 a été une année particulière pour l'ensemble des Marseillais puisque Marseille (et ses alentours) était Capitale européenne de la Culture. Ce titre, qui existe depuis 1985, met en lumière chaque année une ou plusieurs villes européennes qui créent, à cette occasion, toute une série de manifestations, d’infrastructures et d'événements culturels.

Ce début d'année est pour moi l'occasion de faire un retour en arrière et en photo sur ce que j'ai pu voir en 2013 ! Et on commence d'abord par les expositions et les musées (construits ou rénovés à l'occasion).

Bien sûr, il y a le Mucem (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée), de l'architecte Rudy Ricciotti, ouvert en juin 2013 qui a su me ravir autant par son architecture à la fois brute et élégante, que par sa programmation culturelle avec ses deux grandes expositions "Le Bazar du Genre" et "Le noir et le bleu".

Le Mucem vu de nuit

A travers la dentelle bétonnée du Mucem...

Le Fort St Jean et la passerelle qui le relie au Mucem

Le Fort St Jean rénové

Le Grand Port maritime de Marseille mettait à disposition pour 2013 un énorme bâtiment situé sur les quais : c'était le J1 qui est maintenant fermé, mais qui a su apporter à Marseille un très bel espace d'exposition et  une programmation culturelle riche (expositions de photos, ateliers pour les enfants, des conférences, de la musique...). Deux grandes expositions ont eu lieu : "Méditerranées. Des grandes cités d'hier aux hommes d'aujourd'hui " et "LC au J1. Le Corbusier et la question du brutalisme". 



L'architecte était aussi peintre et sculpteur.

Le Musée d'Histoire de Marseille a lui été rénové et modernisé pour 2013. J'en parlais déjà ici.


La Villa Méditerranée (architecte : Stefano Boeri), juste à côté du Mucem, a été inaugurée en avril 2013, et propose des parcours permanents ou des cycles, des expositions, conférences, films, spectacles... autour de la Méditerranée contemporaine, dans le but de donner toutes les clés au public pour en comprendre les différents aspects.

© Villa Méditerranée

La Fondation Regards de Provence a réhabilité l'ancienne station sanitaire de Marseille pour y construire le Musée Regards de Provence qui propose un film documentaire sur la mémoire de la station sanitaire, mais aussi des expositions de peinture et de photographies. Allez-y faire un tour, le bâtiment offre un beau panorama et des expos intéressantes : jusqu'au 6 janvier pour "Regards d'artistes sur Marseille Provence", 23 février pour "La Provence : terre de rencontres entre artistes et écrivains" et 4 mai pour "Femmes en Provence et en Méditerranée".

Le Mai à Nice, Raoul Dufy, expo Provence terre de rencontres

Le rêve de Salvador Dali, expo Femmes en Provence et Méditerranée

En faisant ce bilan, je me rends compte du nombre et de la diversité des structures culturelles qui ont été créées ou rénovées pour 2013. Et encore, je n'ai pas tout visité : il y a le Musée Borély, le Muséum d'Histoire Naturelle qui ont aussi été rénovés. Tout comme le Musée des Beaux-Arts qui a accueilli l'exposition "Le Grand atelier du Midi" (vue et aimée) et qui ouvre fin janvier pour qu'on puisse enfin aller voir les collections permanentes du Musée. Et enfin le FRAC PACA qui a été transféré en 2013 dans un nouveau bâtiment à la Joliette.

Certaines de ces structures culturelles n'ont pas vocation à perdurer au-delà de 2013 : le J1 et le Pavillon M, lieu emblématique de MP2013, qui devrait rester, dans une moindre mesure, un lieu d'informations sur les événements en cours et à venir à Marseille. 

Pour les autres, j'attends avec impatience leur programmation pour cette année, et j'espère que 2014 sera aussi riche en culture et découvertes que l'a été 2013.
 
J'en profite pour vous souhaiter à tous une très bonne année 2014 remplie de bonheur !

jeudi 21 novembre 2013

Le nouveau Musée d'Histoire de Marseille


En septembre dernier, le Musée d'Histoire de Marseille a fait peau neuve après plusieurs années de travaux. Agrandi et modernisé, il contraste fortement avec le souvenir que j'avais d'avant les travaux, un musée sombre, peu éclairé et étriqué. Le nouveau musée bénéfice, grace à ses larges baies vitrées, de la lumière douce et diffuse du soleil. Et croyez-moi, rien que ça déjà, ça fait un sacré changement !

Espaces du musée tout en transparence... © DR Musée d'Histoire de Marseille


Niveau contenu, le musée brasse l'histoire marseillaise, de la Préhistoire à aujourd'hui. On y voit donc des vestiges de vaisseaux maritimes antiques, des objets trouvés lors de fouilles archéologiques ou datant d'autres époques, des tableaux, des maquettes, des plans et des affiches représentant Marseille au fil des siècles, et puis, plus récemment, des archives vidéo. On y trouve même les vestiges de la basilique funéraire du Ve siècle trouvée rue Malaval à Marseille et reconstituée dans le musée. Le parcours du musée est chronologique, mais aussi thématique : on nous propose des espaces constitués autour d'un thème, par exemple la peste de 1720 que j'ai trouvé particulièrement intéressant.

© DR Musée d'Histoire de Marseille

La mise en scène muséographique est tout ce qu'il y a de plus moderne. Pour décrire les objets exposés, le musée à recours à tout un arsenal d'outils multimédias : des écrans tactiles nous permettent de lancer des vidéos de spécialistes et d'experts qui expliquent les objets exposés ; à l'entrée du musée, on nous remet un genre d'audioguide qui nous permet, en le passant devant une borne, d'écouter ses vidéos ; d'autres écrans tactiles mais beaucoup plus grands représentent des tableaux et nous donne la possibilité de cliquer sur plusieurs éléments pour accéder à une description détaillée des détails de l’œuvre peinte. Bref, on touche à tout, on veut voir toutes les vidéos (du moins au début de la visite) au risque parfois d'oublier tout bonnement de regarder ce qu'on a sous les yeux et dont parlent ces fameuses vidéos. Mais, le recours à des spécialistes apporte un éclairage nécessaire et intéressant pour nous permettre de mieux appréhender les collections du musée. 

Prédication de Marie-Madeleine : sur grand écran tactile, on clique pour connaître tous les détails des personnages et du paysage.


Alors on y va ou pas ? Oui, mais en prévoyant assez de temps pour mieux profiter de sa visite. Un parcours enfant existe, avec des petites installations ludiques qui leur sont dédiées. Le billet plein tarif est à 5 euros, et en plus, l'accès au musée est gratuit tous les dimanches jusqu'à 13h, alors on ne s'en prive pas ! Avec le billet musée, on accède au Jardin des Vestiges, site archéologique du Port antique, qui peut être sympa quand il y a du soleil pour observer les nombreux chats qui y ont élu domicile...

Visitez le site web du musée (moins moderne que le musée lui-même...)

jeudi 14 novembre 2013

[Expo] Invasion ! Pierrick Sorin à la Criée, Marseille



Jusqu'au 24 novembre, Pierrick Sorin envahit le théâtre de La Criée ! Artiste vidéaste originaire de Nantes, il réalise des courts-métrages et crée des installations vidéos, et il est notamment connu pour ses "théâtres optiques" : dans un décor fixe, des personnages filmés et animés apparaissent sous forme de petit hologramme. Concrètement, ça donne ça : 


I would like to live in a Doll House, 2011

ou encore ça :

Titre variable, 1999
Dans l'exposition proposée dans le hall Criée, on découvre l'univers loufoque et original de Pierrick Sorin à travers plusieurs de ses théâtres optiques notamment. Je ne connaissais pas du tout la technique mais j'ai trouvé ça super. 

C'est ludique, drôle et divertissant, et en plus c'est en entrée libre du mardi au samedi, de 12h à 18h ! Si vous passez par là, n'hésitez pas à pousser les portes toutes en noir du théâtre, pour entrer dans l'univers imaginaire de Pierrick Sorin !

Théâtre national de Marseille La Criée, 30, quai de Rive Neuve 13007 Marseille.

samedi 2 novembre 2013

[Expo] Désirs et volupté à l'époque victorienne au Musée André Jacquemart, Paris

Il y a quelque temps, j'étais de passage à Paris et j'en ai profité pour aller au Musée André Jacquemart pour visiter l'exposition Désirs et volupté à l'époque victorienne. Les œuvres exposées sont issues de la collection Juan Antonio Pérez Simon, grand collectionneur d'art et milliardaire mexicain.

Le maître-mot de l'exposition est la beauté féminine : on y trouve une cinquantaine d'œuvres de peintres britanniques des années 1860 au début de la Première Guerre mondiale. Il y a surtout des peintres préraphaélites, ou dans le sillage du préraphaélisme : Dante Gabriel Rossetti, John Everett Millais, Arthur Hughes, Edward Burne-Jones, Frederic, Lord Leighton, John William Waterhouse, John William Godward et j'en passe. J'en connaissais déjà quelques-uns, mais j'ai fait de belles découvertes notamment avec Lawrence Alma-Tadema et John Strudwick.

J'aime la représentation élégante qu'ils font de ces femmes issues de mythes littéraires, comme les légendes arthuriennes, ou de mythes antiques. Leurs tableaux sont empreints de poésie, de sensibilité, et de raffinement jusque dans les détails. La Femme incarne des visages différents, devenant tour à tour, magicienne, muse ou amoureuse.

Mais trêve de blablas et place à quelques images des œuvres que l'on peut admirer dans cette exposition !

 








La Boule de cristal, John W. Waterhouse 1802


Enid et Geraint, Arthur Hughes 1863

Andromède, Sir Edward J. Pounter 1869 : parce que sa mère a proclamé qu'elle était plus belle que les Néréides, Poséidon fait enchaîner Andromède sur un rocher, la livrant ainsi à un monstre marin.
Les Roses d'Héliogabale, Sir Lawrence Alma-Tadema 1888 : un chef d’œuvre resplendissant qui évoque l'empereur romain Héliogabale tuant ses courtisans en les noyant sous une pluie de fleurs

La Couronne de l'amour, Sir John E. Millais 1875
Crenaia, la nymphe de la rivière Dargle, Frederic, Lord Leighton, 1880
La joueuse de saz, William C. Wontner 1903

Infos pratiques : 

L'exposition se déroule du 13 septembre au 20 janvier 2014. Il existe un livret de visite vraiment très bien fait qui coûte 2,50 euros en plus des 11 euros du billet plein tarif. Visitez aussi le site dédié à l'expo ! Et si vous y allez, n'hésitez pas à faire le tour du Musée, hôtel particulier richement décoré et meublé.